L'Orestie

Prix
36.00$
Date(s) et lieu(x)
22 sept. au 18 oct. 2026
Montréal
5 nov. au 7 nov. 2026
Ottawa
Pièce
Interprétation
Alex Bergeron
Félix-Antoine Cantin
Guillaume Champoux
Violette Chauveau
Samuel Côté
Francis Ducharme
Rachel Graton
Johanne Haberlin
Mireille Métellus
Évelyne Rompré
Jules Ronfard
Aida Sabra
Monique Spaziani
Texte
Alice Ronfard - Adaptation du texte et mise en scène
Mise en scène
Alice Ronfard - Adaptation du texte et mise en scène
Conceptions et collaborations
Ariane Brière - Assistance mise en scène et régie
Julie Measroch - Décor
Etienne Boucher - Éclairages
Alexander MacSween - Musique originale et conception sonore
Marie Chantale Vaillancourt - Costumes et coiffures
Durée
195 min
Pour venger sa fille sacrifiée au nom de la victoire contre les Troyens, la reine Clytemnestre orchestre le meurtre de son mari Agamemnon. Sous le regard horrifié des citoyens grecs qui n’auront guère eu le temps de goûter à la paix, le prince Oreste, guidé par sa sœur Électre, commet à son tour l’irréparable et se rend coupable de matricide. Le sang appelle toujours le sang, et qui osera arrêter cette roue qui tourne ? Il y a vingt-cinq siècles, en Grèce, le poète tragique Eschyle s’interrogeait sur le cycle infini de la violence dans un monde conditionné par la soif de conquête et l’esprit de vengeance. En écrivant les trois pièces formant son Orestie, œuvre capitale de l’imaginaire occidental, il a tâché de saisir ce moment de basculement où la justice cesserait de dépendre de la capricieuse volonté divine et relèverait désormais de la responsabilité humaine. Alice Ronfard, metteuse en scène et adaptatrice derrière la remarquable Traversée du siècle d’après Michel Tremblay, s’empare de cette trilogie et met en lumière la puissance du texte avec une clarté qui le rend limpide et accessible. Dans un espace dépouillé, c’est toute la Cité qui sera convoquée sur scène : une trentaine d’interprètes aguerri·es et de la relève, avec le soutien de trois musicien·nes, composeront un tableau humain saisissant qui fera résonner cette partition venue de l’Antiquité pour nourrir une réflexion collective sur l’état actuel de la démocratie.