Voyage voyage

Prix
48.00$
Date(s) et lieu(x)
10 nov. au 5 déc. 2026
Montréal
Pièce
Interprétation
Bruno Marcil
Didier Lucien
Élodie Bégin
Frédéric Charbonneau
Jean-Christophe Leblanc
Lula Brouillette-Lucien
Marie-Hélène Thibault
Thomas Derasp-Verge
Zoé Boudou
Texte
Gabrielle Chapdelaine
Carlo Goldoni - D'après La trilogie de la villégiature
Mise en scène
Louis-Karl Tremblay
Conceptions et collaborations
Alexandra Sutto - Assistance à la mise en scène, régie
Karine Galarneau - Conception décors
Didier Senécal - Conception costumes
Robin Kittel-Ouimet - Conception éclairages
Antoine Bédard - Musique originale
Justine Denoncourt-Bélanger - Conceptions maquillages et coiffures
Maude Janvier - Conception accessoires
Julia Metzger - Assistance aux costumes
Clémence Archambault - Assistance aux costumes
Durée
entre 1h31 et 2h00
« Elle doit être tellement belle, la forêt qu'ils plantent avec nos crédits carbone. » Éternel locataire de la classe moyenne, Philippe n’a pas les fonds pour partir en vacances, mais il part. Coûte que coûte. Il s’installe avec quelques proches dans une villa italienne en Ligurie, décidé à préserver l’illusion. Inlassable numéro 1, sa fille Jacinthe est prise dans un jeu de désirs croisés avec deux prétendants : l’avocat Léo, pur produit de la société de performance, en amour avec la-compétition-d’être-en-amour-avec-l’idée-de-Jacinthe, et Guillaume, qui lit en terrasse Le boys club de Martine Delvaux, dans l’espoir d’attirer les demoiselles avides de validation. Tout autour, la valeur des relations fluctue, entre excès touristiques et coups de soleil. Plus les vacances avancent, plus le voyage dévoile ce qu’il était censé masquer : la peur du déclassement et la fragilité des liens quand tout repose sur la façade. Pendant ce temps, à Montréal, le comptable de tout ce beau monde, Frédéric, donne au loin un goût amer à leurs Aperol Spritz. Musica ! Comédie de mœurs contemporaine menée par l’imprévisible Louis-Karl Tremblay ( Quatre filles, Tout ça ), Voyage voyage s’inspire librement de La trilogie de la villégiature de Goldoni, née en 1761, considérée comme un roman théâtral en trois volets. Après sa relecture acclamée de la pièce de Balzac, Le faiseur , l’autrice Gabrielle Chapdelaine observe avec ironie une bourgeoisie aussi joviale qu'endettée, qui s’acharne à maintenir les apparences malgré une fatigue économique, affective et écologique. Comme quoi White Lotus n’a rien inventé! Le voyage, loin de libérer, devient le révélateur cruel de ce qui ne tient plus chez ces joyeux naufragés.